Les repas où je découvre une version de moi que je ne connaissais pas

Il y a des choses que la maternité révèle. Des choses qu’on ne soupçonnait pas. Des choses qu’on croyait impossibles, ou trop loin de nous. Et la DME, étrangement, fait partie de ces révélations.

Je ne pensais pas qu’une méthode alimentaire allait me montrer une autre version de moi. Une version que je ne connaissais pas. Une version que je n’avais jamais rencontrée.

Je me souviens d’un repas où bébé avait décidé de tout jeter. Un morceau après l’autre. Sans logique. Sans intention. Juste pour explorer, pour tester, pour comprendre.

Et moi, je me suis surprise à ne pas m’énerver. À ne pas perdre patience. À ne pas me sentir dépassée. J’ai juste respiré. J’ai regardé. J’ai accepté.

Ce jour-là, j’ai découvert une version de moi plus douce que je ne le pensais.

Un autre jour, bébé refusait tout. Il détournait la tête, repoussait l’assiette, pleurait un peu. Et moi, j’ai senti une vague de tristesse monter. Pas parce qu’il ne mangeait pas. Mais parce que je voulais tellement bien faire.

Ce jour-là, j’ai découvert une version de moi plus sensible que je ne le pensais.

Il y a eu aussi ce repas où il a attrapé un morceau avec une précision incroyable. Un geste sûr, un geste nouveau, un geste qui disait : “Regarde, je grandis.” Et moi, j’ai senti une fierté immense. Une fierté qui m’a presque surprise.

Ce jour-là, j’ai découvert une version de moi plus fière que je ne le pensais.

Et puis il y a les repas difficiles. Ceux où je suis fatiguée. Ceux où je n’ai plus de patience. Ceux où je voudrais juste que ça se passe vite. Ceux où je me sens dépassée, fragile, humaine.

Ces jours-là, je découvre une version de moi plus vulnérable que je ne le pensais.

La DME me montre que je ne suis pas une seule version de moi-même. Je suis une maman qui évolue. Qui apprend. Qui se transforme. Qui se découvre à travers les gestes de son bébé.

Je découvre que je peux être patiente. Même quand je pensais ne pas l’être. Je découvre que je peux être calme. Même quand tout tombe par terre. Je découvre que je peux être forte. Même quand je doute. Je découvre que je peux être douce. Même quand je suis fatiguée. Je découvre que je peux être présente. Même quand la vie va trop vite.

La DME n’est pas seulement un apprentissage pour mon bébé. C’est un apprentissage pour moi. Un miroir. Un révélateur. Un espace où je rencontre une version de moi que je n’avais jamais vue.

Une version qui aime autrement. Une version qui accompagne. Une version qui laisse de la place. Une version qui fait confiance. Une version qui grandit en même temps que lui.

Et finalement, je crois que c’est ça, la magie de la DME : elle ne change pas seulement nos repas. Elle change la maman que je deviens.

Laisser un commentaire

Comments (

0

)