Sécurité DME : les gestes qui rassurent vraiment les parents

Je me souviens très bien de ce moment où j’ai compris que la sécurité en DME, ce n’était pas seulement des règles.
C’était un ressenti.
Une manière de se tenir.
Une façon d’être présente.
Une posture intérieure.

Un soir, il avait une petite poire dans la main.
Rien d’extraordinaire.
Mais moi, j’étais tendue.
Pas parce que la poire était dangereuse.
Juste parce que j’avais peur.
La peur de mal faire.
La peur de ne pas voir.
La peur de ne pas réagir assez vite.

Et c’est là que j’ai réalisé que certains gestes, très simples, changent tout.

Le premier, c’est de se placer face à lui, à sa hauteur.
Pas debout, pas en train de courir dans la cuisine.
Juste là, posée, disponible.
Ça paraît bête, mais ça m’a apaisée.
Je voyais mieux.
Je respirais mieux.
Je me sentais capable.

Le deuxième, c’est de regarder sa posture à lui.
Quand il est bien droit, bien stable, les pieds posés, le dos soutenu…
je sens immédiatement que le repas sera plus serein.
Ce n’est pas une règle, c’est une sensation.
On voit qu’il est prêt.
Qu’il est en sécurité.
Qu’il peut gérer.

Le troisième, c’est d’observer ses gestes sans les anticiper.
Avant, je me précipitais.
Je voulais tout contrôler.
Maintenant, je le laisse faire.
Je le laisse explorer.
Je le laisse gérer.
Et je découvre qu’il sait beaucoup plus que ce que je croyais.

Le quatrième, c’est d’accepter les petites toux.
Pas les grosses peurs, évidemment.
Mais les petites toux, celles qui disent :
“Je gère.”
“Je déplace.”
“Je découvre.”
La première fois, j’ai paniqué.
Maintenant, je respire.
Je sais que c’est normal.
Et lui aussi le sent.

Le cinquième, c’est d’avoir confiance en moi.
Pas une confiance parfaite.
Pas une confiance absolue.
Juste une confiance douce.
Une confiance qui dit :
“Je suis là.”
“Je le connais.”
“Je peux gérer.”

Et finalement, je crois que la sécurité en DME, ce n’est pas seulement ce qu’on fait.
C’est ce qu’on dégage.
Ce qu’on transmet.
Ce qu’on incarne.

Quand je suis calme, il l’est aussi.
Quand je suis posée, il explore.
Quand je suis présente, il avance.

La sécurité, ce n’est pas un manuel.
C’est une présence.

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